Je passais par hasard
Je passais pour voir
Pour retrouver un peu de ses amitiés rares
Qui fondent les espoirs d'un " c'est possible à deux "
Et je trouvais charmant, idéal et bluffant de vous voir amoureux
Bien que de temps en temps, s'en était presque chiant de vous sentir heureux
C'est dans cet esprit là que je franchis le seuil
De cette jolie maison née d'un désir nuptial
Mais là, je reste coi, interdit, sur l'écueil
Qui brise la passion en horreur conjugale
Nous voilà tout les deux, accablés de silence
Je cherche en vain les mots qui pourraient te porter, effacer tout ses bleus, enfin des mots qui pansent
Et se glissent sur ta peau, aux pores terrorisés
Mes mains de mâle honteux tremblent de te toucher
Je m'approche quand même et te prend dans mes bras
Tu t'enfuis dans le creux de mon cou pour pleurer
Tu dis : "c'est la énième fois qu'il me fait ça"
Refrain
Et que ça fait longtemps déjà qu'il te dérouille
Tant il est persuadé que tu dragues au passage
Et son regard qui ment te fait crever de trouille
Quand il vient soulager avec ses poings sa rage
Si ses poings suffisent pas, il frappe avec les pieds
Quand tu gis sur le sol comme une bête inerte
Tu caches de tes bras ton visage tuméfié
Alors le coup de groles n'en ai que plus allure
Refrain
Je ne reconnais pas à travers cet ordure
Celui que j'ai aimé
Qu'aujourd'hui je vomis, il était pas comme ça, enfin j'en suis plus sur
Faut l'avoir été, pour être aussi pourri
Refrain
Viens, je n'ai que ma tendresse
Viens, viens, viens là contre moi
Viens,
Et pour que tout cela cesse
Viens, je t'emmène avec moi
Je passais par hasard
Je passais pour voir
Pour retrouver un peu de ses amitiés rares
Yves Jamait